parler de la Sainte-baume, c’est écrire une histoire d’amour, celle qui nous fait prendre mille chemines, mille impasses,...

Arrivé aux Trois-Chênes, le chemin s’ouvre clair et joyeux, bordé de splendides et solides chênes, ifs, hêtres, aux pieds desquels surgissent humblement les si jolies fleurs des sous-bois.

Tout est simple, tout est léger, tout est beau; et puis, c’est le premier oratoire, la première rencontre, celle qui transforme. le sentier monte insensiblement, le pas s’alourdit, la montée s’accentue, les oratoires se succèdent et nous rappellent le but : retrouver nos frères et soeurs dans ce lieu sacré où la présence de Marie-Madeleine est si prégnante.

le monastère se profile, la falaise vivante de ses sculptures s’impose; sur ce chemin des rois que parcourent saint Louis, François Ier, Louis XIII,... et nos chers frères Dominicains (Lacordaire, Lagrange, Vayssière,...). Nous voici pèlerins aujourd’hui, dans une même quête, un même désir de partage et de bonheur communiés; tel est bien le miracle : dans l’austérité de ce lieu épuré, la grotte gardienne de notre confrérie - vivante par chacun de nous - nous accueille, nous saisit, nous laisse apaisés par la certitude d’être enfin arrivé.

Témoignage d’une confrairesse du XXIe s

L’hôtellerie a été construite dans la deuxième moitié du XIX° siècle par le père Lacordaire pour y recevoir les très nombreux pèlerins de la grotte. le bâtiment central, flanqué de ses deux tours, est le plus ancien.  Il a été inauguré en 1862. Nous pouvons tenir notre attention sur :

le portail de la chapelle de l’hôtellerie de 1519 à la demande du roi François Ier.

Les grandes toiles représentant des scènes de sainte Marie-Madeleine.

Très largement détruit à la révolution française, le couvent de la grotte repose sur des fondations qui vont du Moyen-Âge jusqu’à la fin du XVIII° siècle. Au XIX° siècle, le préfet du Var, Monsieur Chevalier, fit reconstruire un petit couvent pour abriter les gardiens de la grotte. à noter :

la statue de la Sainte Vierge du XVII° siècle, œuvre du sculpteur Gênois Orsolino.

le reliquaire de sainte marie-Madeleine réalisé par Armand Caillat en 1889.

La Pietà du parvis de la grotte réalisée en 1932 par Marthe Spitzer, juive convertie.

Les vitraux réalisés par le compagnon du devoir Pierre Petit.

Chapelle du Saint-Pilon

chapelle du Saint Pilon au sommet du massif de la Sainte Baume. Chapelle construite en 1618 au lieu où les anges déposaient sainte Marie-Madeleine sept fois par jour pour qu’elle prie.

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