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  1. 10.l’apparition aux saintes femmes (Mt 28, 1-8; Mc 16, 1-8; Lc 24, 1-11; Jn 20, 1-18)

Le premier jour de la semaine, après le jour du sabbat, de bon matin alors que le jour n’était pas complètement levé, Marie-Madeleine et les femmes qui avaient suivi le Christ et ses disciples viennent au tombeau. elles ont au préalable acheter les aromates pour assurer l’onction du corps du Christ. En route, elles se demandent qui les aideront à ouvrir la lourde porte qui ferme le sépulcre. Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? (Mt 16, 4) Etant tout proche du tombeau, elles s’aperçoivent qu’il est ouvert. Les gardes sont là, gisant par terre. Ils dorment profondément. Prise de panique, Marie-Madeleine se met à courir vers la maison où les disciples se tiennent. Essoufflée, elle tambourine la porte. Pierre ouvre timidement la porte et lui demande la raison de ce raffut. On a enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis dit-elle. Pierre et le disciple bien aimé courent à leur tour vers le tombeau. Le disciple bien aimé arrive le premier. Il penche la tête et aperçoit les linges. Pierre arrive à son tour, entre le premier dans le tombeau et constate que le corps du Seigneur n’est plus là. Il a disparu. Seuls le suaire et les linges sont roulés par terre. l’autre disciple entre à son tour. Il voit et il croit les paroles de Marie-Madeleine. Le corps du Seigneur n’est plus là. Pierre et l’autre disciple retournent chez eux. les femmes elles restent quelques instants. Elles entrent à leur tour dans le tombeau et reconnaissent que le corps n’y est plus. à ce moment, un ange apparaît aux femmes. L’ange voit Marie-Madeleine et ses compagnons tout en pleurs. à la tristesse de la perte du Christ et de tous ses événements se rajoute l’angoisse due à la disparition du corps de leur Seigneur. à la vue de l’ange, elles sont une nouvelle fois prises d’effroi et de stupeurs. Il leur adresse la parole : pourquoi cherchez vous parmi les morts celui qui est vivant? Je sais que vous cherchez le crucifié. Mais regardez, vous avez bien vu. il n’est pas ici. Il n’est plus dans le tombeau. il s’est levé d’entre les morts. il est vivant. Il est ressuscité. à ces paroles, les femmes sont consternées, hors d’elles-mêmes et fuient. Seule Marie-Madeleine reste là, près du tombeau. Elle est tout en pleurs.

Pourquoi reste-t-elle? Elle sait que le corps n’est plus dans le tombeau. Et pourtant elle y retourne. Elle y entre une nouvelle fois. Elle cherche celui qui l’a sauvé, qui l’a guéri, qui l’a porté, qui l’a conduit sur les prêts d’herbe fraîches. Il est le seul à avoir nourri son âme. Il est le seul qu’elle a véritablement aimé. Le Christ est devenu le centre de tous ses désirs, de toutes ses recherches. Il est la source de sa contemplation et de son agir envers ses proches et son prochain. Elle ne cherche que lui car sans lui sa vie est vide, vide de sens. Sans lui sa vie n’est plus vie mais mort. Il est l’objet de toute la quête spirituelle de son âme. Telle est la raison pour laquelle elle reste au tombeau. Elle ne partira pas tant qu’elle ne l’aura pas trouvé. C’est alors que deux anges lui apparaissent de nouveau et lui disent : “Pourquoi pleures-tu?” Je pleure parce que “Le Seigneur a été enlevé, je ne sais pas où on l’a mis”. Je le cherche. Je m'arrêterais de le chercher quand je l’aurai trouvé.

Elle se retourne et voit dans le jardin, un homme qui se met à ses cotés. Il lui dit : “femme, pourquoi pleures-tu?”Qui cherches-tu?” Marie se demande pourquoi tous ceux qu’elle voit en cet instant lui posent la même question. Chercherait-elle dans le mauvais sens? Cela ne se voit pas que je cherche l’homme qui a été déposé dans ce tombeau et qui n’y est plus. Seigneur, lui dit-elle, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’a mis.” Dis-moi où je dois le chercher pour le trouver. Et là, l’homme qui se trouve à la porte du tombeau prononce un mot, un nom, le prénom de Madeleine : “Marie”. Cette parole lui suffit. Elle sort de son tombeau. Ce n’est pas elle qui a trouvé l’objet de sa quête. Le Christ ressuscité est venu la chercher. Il est venu la trouver. Il est venu à sa rencontre. Il est là. En entendant son prénom, Marie reconnaît, en un instant, en cet homme le Christ ressuscité. Elle se dit en elle-même c’est bien lui mon bon pasteur qui m’appelle pour me compter désormais avec les quatre vingt dis neuf brebis. Car je sais bien qui il est, celui qui m’appelle : je l’avais dit, c’est mon Seigneur, c’est celui qui offre aux hommes déchus la résurrection (Romain le Mélode). Elle se retourne et s’adresse à son Seigneur en disant Rabbouni, Maître. L’ange ne l’avait pas trompé. Son Seigneur, son Maître, Jésus est vraiment vivant. Il est devant elle. Il l’appelle. Il lui parle. Il est présent. Il s’est relevé de la mort. Il a vaincu la mort. Elle se jette à ses pieds. Elle se prosterne devant lui. Elle le vénère. Oh quelle joie, oh quelle allégresse, le Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité. Alleluia.


  1. 11.la rencontre avec le ressuscité (Jn 20, 11-18)

La rencontre du matin de Pâques entre le Ressuscité et Marie-Madeleine se termine par ce dialogue prodigieux où Marie-Madeleine, dans son allégresse, se jette à ses pieds. Le Christ la retient et lui rétorque Noli me tangere. Ne me touche pas. Je ne suis pas encore monter vers le Père. Mais va trouver mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. (Jn 20, 17) Par sa réplique, le Christ veut lui expliquer toutes les raisons pour lesquelles il devait mourir et ressusciter d’entre les morts. S’il a accepté de mourir sur la croix, c’est bien pour ressusciter et prendre place auprès de son Père et notre Père, vers son Dieu et notre Dieu. Maintenant que je suis ressuscité, Il n’est plus nécessaire à Marie-Madeleine de vouloir retenir le Christ. Car si le Christ est ressuscité, il monte vers son Père. Ainsi, le Christ sera désormais toujours avec elle. Il le sera d’une autre manière qu’avant. Certes Marie-madeleine ne le verra plus, elle ne le suivra plus. Sa présence auprès d’elle en sera d’autant plus forte car en montant vers son Père, il sera présent au plus intime de son coeur. Le Christ s’est abandonné dans la volonté de son Père, il a vécu la Passion, toutes ses souffrances, toutes ses humiliations en union avec le Père et l’Esprit-Saint. Il s’est offert en victime sans tâche, pure et sainte. Il a offert le sacrifice parfait. Il a été cloué sur le bois de la croix, lieu de l’offrande de sa vie. Il a, comme annoncé par trois fois, vécu la Passion. Il est mort.  Il a été déposé dans le tombeau. Il est descendu aux enfers pour que son Père vienne le chercher au troisième jour.  Dieu, son Père lui a tendu la main. Il l’a pris par sa main. Il l’a tiré de ce lieu d’indifférence pour le conduire au milieu des anges vers le trône qu’il lui a préparé depuis l’éternité, à sa droite. Et dans cette ascension, il a ouvert les portes à Adam,  Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph et ses frères, Moïse, et tous les prophètes, tous ceux qui ont cru en lui, tous ceux qui se sont jetés dans ma miséricorde. Marie, lui dit-il, mon père n’est pas que mon père, c’est aussi votre Père. Mon Dieu n’est pas que mon Dieu, c’est aussi votre Dieu. Ne me retiens pas. Ma place n’est plus ici. j’ai fini l’oeuvre que le Père m’avait confié ici bas. Ma place est maintenant auprès de mon Père. Mais notre Père m’a permis de venir te rencontrer pour que tu saches, que tu comprennes, que tu prennes conscience de tout. Marie, crois-moi. j’ai vaincu la mort. La mort n’a eu aucune emprise sur moi. Je suis vivant. je suis ressuscité. Marie, crois-moi, la mort n’a plus aucune emprise sur toi, sur Pierre, sur mes disciples, sur tous ceux qui se mettent à mon école et me suivent comme tu m’as suivi. J’ai ouvert les portes de la vie éternelle. le royaume de mon Père vous est maintenant disponible. Par ma mort, ma résurrection et mon ascension, je vous offre la grâce nécessaire à votre purification, à votre sanctification, à votre glorification. Par ma mort, je vous affranchis du péché originel. Par ma mort et ma résurrection, vous êtes délivrés de la conséquence du péché originel. Par ma mort et ma résurrection, je vous donne comme père adoptif mon Père des cieux. Vous êtes ses fils et filles adoptifs. Tu as bien vu, de mon coté transpercé ont jailli l’eau et le sang. Le sang est cette eau vive dont je vous ai tant parlé. l’eau signifie mon corps qui est l’Eglise dont vous êtes les membres par cette grâce acquise sur la croix et par ma mort. Par la grâce et par l’Eglise, vous êtes intégré comme membre à mon corps. Je vous donne de partager ma vie, la vie de mon père avec l’Esprit-Saint dans l’éternité. Prends-tu conscience du don immense que mon Père te propose et propose à tous les hommes. Car tous les hommes sont ses enfants. Tous les hommes ont été créé à son image et pour sa ressemblance. Tous les hommes de toute race, langue, peuple et nation sont invités à déguster le banquet des noces de l’agneau. Prends conscience de la vie à laquelle toi et tes frères sont appelés. Vit la dès maintenant car elle est digne d’être vécue. respecte-là car elle est belle. Comprends qu’elle est un don de Dieu. Comprends sa valeur inestimable. Tu comprends maintenant la raison pour laquelle j’étais le pasteur tant attendu et tant annoncé par les prophètes. Tu perçois mieux maintenant le pâturage dont je t’ai parlé. Imagine que les beaux moments que nous avons échangé avec les disciples ne sont que les prémices de ce à quoi je t’appelle pour et dans l’éternité. Je suis la béatitude promise. Je suis le pauvre de cœur qui ouvre le Royaume des Cieux. Je suis le doux qui promet la terre promise et nous y fait entrer. Je suis le consolateur des affligés. Je suis celui qui rassasie les affamés et assoiffés de la justice. Je suis le miséricordieux qui fait miséricorde. Je suis le cœur pur qui nous fait voir Dieu. Je suis l’artisan de paix par qui nous sommes fils de Dieu. Je suis le persécuté pour la justice qui ouvre les portes du Royaume des Cieux. Marie-Madeleine, soit dans la joie, cette joie d’être comblé par le Christ et d’être sur que par moi, tu trouveras le repos, la paix et la Béatitude. Je t’ai ouvert les portes du bonheur insaisissable par toi-même et qui en même temps l’objet du désir inscrit au plus profond de ton être.

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